Route de montagne

Voila, c’est le matin ça va mieux.

Donc hier nous avons traversés les montagnes du nord au sud en passant par le Mont Tremblant depuis Val d’Or. Ce ne sont pas des grandes montagnes, le Mont Tremblant culmine à 950m. Mais ce sont les pistes de ski des Québécois. Cette traversé nous offre de nouveaux paysages. D’abord le traditionnelle sapins-lac-sapins-lac-sapins-lac puis plaine-sapin-plaine-sapin avec des collines de sapin en fond.
C’est une région très touristique et ça tombe bien on est dimanche. Résultat: bouchon. Nous sommes restés coincés plus d’une heure dans une petite route de montagne.

Au final, il n’y a donc pas grand chose à voir. A part les pistes découpées dans la forêt sur le flanc de la montagne.

Bien que nous ayons perdu une heure, il n’est toujours que 17:00. Nous décidons donc de pousser jusqu’à Berthierville. Cela nous fait suivre la prolongation de la highway, mais pas jusqu’à Montréal, nous sortons avant pour emprunter une petite route type départementale.
Là on traverse la ville d’Estérel. Une sorte de banlieue très chic. Les maisons sont énormes et donnes souvent sur un lac. Une maison disposait même d’une piste d’hélicoptère privée.

Puis nous arrivons dans la campagne, la vrai, comme chez nous. Rien d’autre que des fermes, des maisons et des champs.

Et enfin nous arrivons à Berthierville. Ouf, c’est civilisé, il y a de quoi manger.

Nous prenons notre chambre puis direction le bar. La jeune fille de l’accueil s’occupe également du bar. Nous en profitons donc pour discuter un peu avec elle. Un monsieur, voyant que nous sommes Français, viens discuter également avec nous. Visiblement les Québécois adorent les Français. C’est rare les pays où on est pas mal vu, et pas pour nous piquer notre pognon en plus. Ça fait plaisir.

Le monsieur nous conseil d’aller voir Tadoussac. Ah ouai mais c’est à 2h de route de Québec. Allez ça se fait. Grosse journée devant nous donc. A ce soir.

Plus que ce que l’on pensait

Je ne vais pas faire une longue tirade ce soir.  D’une parceque je suis très fatigué, de deux parcequ’il est 1:30 du mat (mais encore, je vous écris souvent à 3:00) et de trois parcequ’il y avait un bar à l’hôtel.

Mais en gros, aujourd’hui s’est résumé à beaucoup de route jusqu’à Mont Tremblant où nous avons eu un gros embouteillage.
Mais comme nous avions encore le temps et qu’il n’y a pas grand chose à voir ici en été, nous avons cherchés à aller plus loin. C’est le guide du routard qui nous a poussé à aller jusqu’à Berthierville. Certains, dont mon père, sauront peut être pourquoi.

En tout cas les québequois ont toujours un acueil très chaleureux.

La suite demain, a+

Retour au Québec

Iroquois Falls était donc notre point le plus au nord, mais aussi notre dernière étape en Ontario. Nous devons maintenant rejoindre Val d’Or au Québec. Avant de partir il faudrait peut être que l’on voit ces fameuses cascades. Je demande donc à l’accueil où sont les cascades dont elle avait fait mention la veille. Je ne sais pas si j’ai raté quelque chose dans sa réponse mais elle est partie à nous indiquer une mine d’or à deux heures de route au nord. Les mines d’or on a donnés. Alors faire un détour de 4 heures avec l’aller retour, merci. On prend donc la carte de la région et on se rend vers la rivière. Derrière nous se trouve une usine de papier, ou un truc du genre, la rivière sert donc de transport pour les troncs d’arbre. Nous passons donc au dessus de celle-ci par un grand pont en grille de fer à plus de 10m en surplomb, mais il n’y a aucun tronc en ce moment, dommage. Il n’y a pas plus de cascade d’ailleurs, peut être est ce pour cela que la fille de l’hôtel nous orientait plutôt sur la mine d’or. Sur notre carte nous est indiqué un lieu nommé « Twin Falls ». Nous poussons donc la route jusqu’à ce point par une piste en terre (on commence à justifier la location d’un 4×4). On arrive finalement à un cul de sac avec un barrage hydro électrique. Si par Twin Falls ils comptent le nombre de vanne d’un barrage on ne va pas aller loin.

Nous revenons donc en arrière. Il était prévu que nous passions par le sud sur la 101, mais en regardant la carte pour chercher un accès à des cascades fictives, nous avons repérés une route au nord. Cette dernière, n’étant pas une highway, nous semble plus intéressante. Nous montons donc au nord jusqu’à Cochrane où on en profite pour faire le plein d’essence. Nous indiquons maintenant au GPS la ville de Val d’Or. Echec, il nous demande de faire demi tour pour prendre la 101. On essaye avec une ville plus proche … pas mieux. On va la faire à l’ancienne alors, au pif. Bingo on trouve une route qui part à l’Est et en plus la ville de Norembega est indiquée. Bon par contre le GPS ne veut toujours rien savoir. On continue donc de suivre les panneaux via une piste en gravier. Là clairement on est au milieu de rien, ah si, de la forêt. Tient ça bouge là devant … oh un ours ! Encore un ! Sauf que celui-ci il n’avait pas l’humeur à taper la causette, nous n’avons pas eu le temps de le cadrer qu’il était déjà parti. En tout cas il faisait un peu prêt la même taille que l’autre. On se demande si ce ne sont que des oursons ou si ce sont des petits ours même à l’age adulte. Bref nous continuons notre route, il ne semble pas vouloir se montrer. On arrive donc au bout de la route. Oui au bout. Il y a trois maisons qui se battent en duel et on ne peut pas aller plus loin. Tetsel demande donc à un autochtone notre route. Ici les gens commencent à parler français … enfin … en anglais c’était presque plus compréhensible. Bref, il faut que nous revenions sur nos pas pour continuer à l’Est sans tenir compte du panneau. Ils précisent que nous ne verrons plus grand monde pendant une paire de temps sur cette route. Effectivement un panneau nous précise bien que nous n’aurons pas de station service sur cette « route ». On va donc repasser où nous avions vu l’ours. Nous ralentissons donc tout en préparant les appareils photos et là, à l’horizon au sommet de la route, l’ours traverse tranquillement. Comme dans les films, nous n’apercevons que sa silhouette au loin et une fois sur place, plus rien. Tant pis, aujourd’hui nous avons encore vu un ours … deux fois ;).
Bon ben allons y c’est partie !


Nous nous engageons donc sur une large piste de gravier dans la forêt. On ne capte pas de réseau, il n’y a pas d’habitation et aucun passage. Et on ne sait pas combien de km fait cette route. Route qui a subitement disparut du GPS d’ailleurs, et elle ne correspond pas à celle de la carte. On est nul part en fait :p. La route est droite mais pas plane. Juste après une bute, nous croisons une bestiole au milieu de la route. Une sorte d’hybride entre une marmotte et un écureuil. Un rongeur en tout cas. Impossible de stopper le camion sur du gravier en si peu de mètre, nous passons donc juste à côté du bestio. Le flip de sa vie le pauvre. Au lieu de déguerpir, il passe en mode fight en posant ses pattes en avant et la gueule grande ouverte. Il nous a fait rêver le bestio. Le truc de 300g qui veut faire peur à un Yukon XL de 3 tonnes. Par contre une fois dépassé, il a pas mis longtemps à déguerpir.


Oh de la route goudronnée, nous voila au Québec. Des maisons, des voitures, des gens ! Le retour à la civilisation après 150 km de piste.

En raison de travaux sur le seul pont de la « ville », nous sommes déviés sur Normétal. N’ayant pas mangé depuis les donuts de ce matin, nous avons une petite faim. On tombe par hasard sur une petite baraque « la petite fringuale ». On rentre donc sans grande conviction et tombons sur une petite affaire familiale avec une salle de 5m² à tout péter. La dame, ne nous reconnaissant pas, nous demande si nous sommes du coin. Oui, pas tout à fait en fait. On lui indique donc que nous sommes français nous autres là. Elle était alors super contente de nous voir. Et nous propose de manger de la poutine (une spécialité locale à base de frite et de fromage). On a jamais vu un tel accueil, toute la famille s’y est mise, la fille en cuisine est venu nous voir puis le mari est venu discuter avec nous. Je pense qu’il n’en on pas vu beaucoup des français dans leur patelin. C’était l’événement de l’année. On leur explique notre périple et le type nous explique donc la route pour partir. Il nous explique également que la route que nous avons prise est une route privée de la société qui exploite la forêt et qu’elle n’est donc pas sur la carte. Après notre repas (la poutine c’est pas mauvais mais ça tient chaud, c’est un peu comme bouffer de la tartiflette au soleil en été) la dame nous prie de bien vouloir remplir le livre d’or puis s’excuse de vouloir nous serrer la main. On était comme des stars. Ça fait pas 20 minutes que nous sommes au Québec que nous avons rencontrés les gens les plus chaleureux du monde, et on a mangé de la poutine :p C’était vraiment incroyable, c’est là tout l’intérêt d’un road trip, on va de surprise en surprise.

Il est temps de reprendre la route. Il est déjà 17h et il nous reste presque 3 heures de route.

Nous arrivons donc à Val d’Or. C’est bien plus grand que ce que l’on pensait. On s’arrête au premier Motel … complet. Un hôtel un peu plus loin, complet. Ah bah oui, weekend du Canada days, tout le monde en profite. On commence un peu à se demander si on va pouvoir dormir ici. Heureusement, l’hôtel en face a encore des chambres de libre.

Bon ben voila une superbe journée qui se termine. On aura revu un ours … deux fois, un rongeur psychopathe, une forêt de 150 km et des québécois super accueillant. Demain direction le mont tremblant.

5 days and counting…

Déjà 5 jours de tribulation à bord de notre camion. Alors, comme ici ils sont fans des chiffres et autres stats, here we go !!!

Depuis lundi nous avons:

  • Fait plus de 2200 km
  • Consommé environ 250L d’essence
  • Conduit plus de 30h
  • Dormis dans 1 Hotel, 4 Motels et 1 Guest Inn
  • Perdu le réseau mobile pendant 36 heures
  • Fait 1031 photos
  • Mangé 5 fois chez Tim Hortons
  • Bu au moins 6 litres  de soda
  • Fait 1 tour en canoë
  • Tué un nombre incalulable d’insectes et 1 oiseau sur notre camion

Demain, on quitte l’Ontario pour le Quebec, on va pouvoir reparler français.

 

Timmins et Iroquois Falls

Aujourd’hui nous devons quitter Wawa, notre point le plus à l’Ouest, pour Iroquoi Falls, notre point le plus au Nord.
On part donc direction le centre ville pour le petit dej’. Bon, et bien en fait c’est vraiment tout petit, il n’y a rien et le peu qu’il y a est fermé (et oui, nous sommes le 1 Juillet, c’est la fête national). Tant pis pour le petit dej’, nous reprenons la route. En ce jour de fête national c’est traditionellement le jour des déménagements au Canada. C’est aussi le début d’un weekend de 4 jours et des vacances scolaires. Il y a un fort risque que l’on croise du monde sur la route. Oui mais pas celle là, c’est le moins que l’on puisse dire. Il n’y a pas un chat, la route est déserte.

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On l’a vu !

… « – Qui ça, le jus de tomate ? »
Non ! L’ours !

Et oui ça y est, nous avons vu un ours. Un ourson en fait. Il était là tout pépère le compère sur le bord de la route. Je ne l’avais pas vu en conduisant, il ne bougeait pas. C’est Tetsel qui l’a vu quand on est passé juste à coté et qu’il a donc bougé.
Un petit demi tour plus tard, nous revenons à son niveau. Il était rentré dans le sous-bois mais encore visible. Le temps pour lui de se demander que faisait ces deux humains dans leur camion avant de partir se cacher. Tetsel a quand même réussi à prendre une photo.
Agrandissez l’image en cliquant dessus, vous verrez son petit bidon et ses oreilles.

Un peu plus loin nous avons repérés une autre bête sauvage. Saurez vous la trouver ? (la réponse dans la suite de l’article)

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WaWa West

Bon en fait on n’y est même pas encore allé à l’ouest de Wawa, mais je voulais faire la blague. Après tout, on a choisit cette destination que pour ça, que pour ce nom à la con. On a pris google map, on a regardé le long des lacs, et on est tombé sur Wawa. Avec son Wawa wash, wawa restaurant, wawa thing … c’était just for the lulz. Et en fait on est tombé sur un coin de paradis. La ville est relativement petite, environ 4000 habitants (en fait on ne la pas encore vue). Nous sommes toujours à l’Est de Wawa. En effet, Testsel avait repéré la veille un endroit où dormir. Un motel ? Non … Un hôtel ? Non !.. Un cotage !

Nous sommes donc là, dans notre petite maisonette, au milieu d’une colline et d’une rivière. Le cadre est juste magnifique ! Comme je disais hier, nous n’avions que 250 km pour venir ici, nous sommes donc arrivés tôt. L’occasion pour nous de visiter un peu le coin, avec une Big falls ». Ce n’étais pas les chutes du Niagara, mais c’était sympa.

Un petit tour au Tim Hortons. Ben oui, il n’y a toujours que de ça. Et nous retournons à notre cotage pour louer …

Un canoë !

Nous avons donc fait un petit tour de canoë sur un bras de rivière sans courant, et surtout sans un bruit ! Que du bonheur, pas un seul bruit rien quedal, on était les seules sur la rivière. Bon, au début on ne l’avait pas trouvé son canoë au gars. On était bien déscendu au bord de la rivière, puis à droite, mais à part un ponton de merde, il n’y avait rien. On remonte donc le voir, et celui-ci nous affirme que les embarcations sont en bas. Il viens donc avec nous pour nous montrer. Comme il est « fainéant » comme il le dit lui même, il prend le quad et m’invite à monter à l’arrière. Je me dit donc que si il prend le quad, cela ne peut pas être le chemin que nous avons pris et que cela explique pourquoi nous n’avons pas trouvés le canoë. Et ben non, il a emprunté l’espèce de sentier de 30 cm de large au milieu de la fôret et surtout sur une pente de 45° avec le quad jusqu’au bord de la rivière en contre bas. A l’arrière ça fait bizarre. En tout cas, le bateau se trouvait en fait caché plus loin après les hautes herbes. Vous l’aurez donc compris, rien à voir avec une location touristique de ouf avec vingt mille touristes dans l’eau qui braillent. Nan, nous avons dû tirer un vieux canoë des sous bois et le mettre à l’eau depuis un petit ponton au milieu de rien. Bon, j’ai complètement craqué mon jeans en montant à bord, mais le bon coté des choses c’est que c’était déjà un jeans troué que j’avais pris pour l’occasion et en plus cela fera de la place dans la valise. On pourra l’enterrer avec celui de tetsel.

Après cela, nous avons profités du restaurant de l’hôtel. J’ai pris un burger,  parcequ’il faut pas déconner, mais de bison avec une salade. Un pur délice. Et là, on est en train de regarder The Nachos en VO pépère dans le canap’ du salon. Bref une journée parfaite et reposante.