Retour au Québec

Iroquois Falls était donc notre point le plus au nord, mais aussi notre dernière étape en Ontario. Nous devons maintenant rejoindre Val d’Or au Québec. Avant de partir il faudrait peut être que l’on voit ces fameuses cascades. Je demande donc à l’accueil où sont les cascades dont elle avait fait mention la veille. Je ne sais pas si j’ai raté quelque chose dans sa réponse mais elle est partie à nous indiquer une mine d’or à deux heures de route au nord. Les mines d’or on a donnés. Alors faire un détour de 4 heures avec l’aller retour, merci. On prend donc la carte de la région et on se rend vers la rivière. Derrière nous se trouve une usine de papier, ou un truc du genre, la rivière sert donc de transport pour les troncs d’arbre. Nous passons donc au dessus de celle-ci par un grand pont en grille de fer à plus de 10m en surplomb, mais il n’y a aucun tronc en ce moment, dommage. Il n’y a pas plus de cascade d’ailleurs, peut être est ce pour cela que la fille de l’hôtel nous orientait plutôt sur la mine d’or. Sur notre carte nous est indiqué un lieu nommé « Twin Falls ». Nous poussons donc la route jusqu’à ce point par une piste en terre (on commence à justifier la location d’un 4×4). On arrive finalement à un cul de sac avec un barrage hydro électrique. Si par Twin Falls ils comptent le nombre de vanne d’un barrage on ne va pas aller loin.

Nous revenons donc en arrière. Il était prévu que nous passions par le sud sur la 101, mais en regardant la carte pour chercher un accès à des cascades fictives, nous avons repérés une route au nord. Cette dernière, n’étant pas une highway, nous semble plus intéressante. Nous montons donc au nord jusqu’à Cochrane où on en profite pour faire le plein d’essence. Nous indiquons maintenant au GPS la ville de Val d’Or. Echec, il nous demande de faire demi tour pour prendre la 101. On essaye avec une ville plus proche … pas mieux. On va la faire à l’ancienne alors, au pif. Bingo on trouve une route qui part à l’Est et en plus la ville de Norembega est indiquée. Bon par contre le GPS ne veut toujours rien savoir. On continue donc de suivre les panneaux via une piste en gravier. Là clairement on est au milieu de rien, ah si, de la forêt. Tient ça bouge là devant … oh un ours ! Encore un ! Sauf que celui-ci il n’avait pas l’humeur à taper la causette, nous n’avons pas eu le temps de le cadrer qu’il était déjà parti. En tout cas il faisait un peu prêt la même taille que l’autre. On se demande si ce ne sont que des oursons ou si ce sont des petits ours même à l’age adulte. Bref nous continuons notre route, il ne semble pas vouloir se montrer. On arrive donc au bout de la route. Oui au bout. Il y a trois maisons qui se battent en duel et on ne peut pas aller plus loin. Tetsel demande donc à un autochtone notre route. Ici les gens commencent à parler français … enfin … en anglais c’était presque plus compréhensible. Bref, il faut que nous revenions sur nos pas pour continuer à l’Est sans tenir compte du panneau. Ils précisent que nous ne verrons plus grand monde pendant une paire de temps sur cette route. Effectivement un panneau nous précise bien que nous n’aurons pas de station service sur cette « route ». On va donc repasser où nous avions vu l’ours. Nous ralentissons donc tout en préparant les appareils photos et là, à l’horizon au sommet de la route, l’ours traverse tranquillement. Comme dans les films, nous n’apercevons que sa silhouette au loin et une fois sur place, plus rien. Tant pis, aujourd’hui nous avons encore vu un ours … deux fois ;).
Bon ben allons y c’est partie !


Nous nous engageons donc sur une large piste de gravier dans la forêt. On ne capte pas de réseau, il n’y a pas d’habitation et aucun passage. Et on ne sait pas combien de km fait cette route. Route qui a subitement disparut du GPS d’ailleurs, et elle ne correspond pas à celle de la carte. On est nul part en fait :p. La route est droite mais pas plane. Juste après une bute, nous croisons une bestiole au milieu de la route. Une sorte d’hybride entre une marmotte et un écureuil. Un rongeur en tout cas. Impossible de stopper le camion sur du gravier en si peu de mètre, nous passons donc juste à côté du bestio. Le flip de sa vie le pauvre. Au lieu de déguerpir, il passe en mode fight en posant ses pattes en avant et la gueule grande ouverte. Il nous a fait rêver le bestio. Le truc de 300g qui veut faire peur à un Yukon XL de 3 tonnes. Par contre une fois dépassé, il a pas mis longtemps à déguerpir.


Oh de la route goudronnée, nous voila au Québec. Des maisons, des voitures, des gens ! Le retour à la civilisation après 150 km de piste.

En raison de travaux sur le seul pont de la « ville », nous sommes déviés sur Normétal. N’ayant pas mangé depuis les donuts de ce matin, nous avons une petite faim. On tombe par hasard sur une petite baraque « la petite fringuale ». On rentre donc sans grande conviction et tombons sur une petite affaire familiale avec une salle de 5m² à tout péter. La dame, ne nous reconnaissant pas, nous demande si nous sommes du coin. Oui, pas tout à fait en fait. On lui indique donc que nous sommes français nous autres là. Elle était alors super contente de nous voir. Et nous propose de manger de la poutine (une spécialité locale à base de frite et de fromage). On a jamais vu un tel accueil, toute la famille s’y est mise, la fille en cuisine est venu nous voir puis le mari est venu discuter avec nous. Je pense qu’il n’en on pas vu beaucoup des français dans leur patelin. C’était l’événement de l’année. On leur explique notre périple et le type nous explique donc la route pour partir. Il nous explique également que la route que nous avons prise est une route privée de la société qui exploite la forêt et qu’elle n’est donc pas sur la carte. Après notre repas (la poutine c’est pas mauvais mais ça tient chaud, c’est un peu comme bouffer de la tartiflette au soleil en été) la dame nous prie de bien vouloir remplir le livre d’or puis s’excuse de vouloir nous serrer la main. On était comme des stars. Ça fait pas 20 minutes que nous sommes au Québec que nous avons rencontrés les gens les plus chaleureux du monde, et on a mangé de la poutine :p C’était vraiment incroyable, c’est là tout l’intérêt d’un road trip, on va de surprise en surprise.

Il est temps de reprendre la route. Il est déjà 17h et il nous reste presque 3 heures de route.

Nous arrivons donc à Val d’Or. C’est bien plus grand que ce que l’on pensait. On s’arrête au premier Motel … complet. Un hôtel un peu plus loin, complet. Ah bah oui, weekend du Canada days, tout le monde en profite. On commence un peu à se demander si on va pouvoir dormir ici. Heureusement, l’hôtel en face a encore des chambres de libre.

Bon ben voila une superbe journée qui se termine. On aura revu un ours … deux fois, un rongeur psychopathe, une forêt de 150 km et des québécois super accueillant. Demain direction le mont tremblant.

Une réponse à “Retour au Québec

  1. Un Racoon, blanc, noir et gris, c’est le nom, surement de ce pauvre rongeur qui a eu si peur de vous croiser. J’attends des photos du Caribou et de l’Orignal, vedettes du Québec!

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