Plus que ce que l’on pensait

Je ne vais pas faire une longue tirade ce soir.  D’une parceque je suis très fatigué, de deux parcequ’il est 1:30 du mat (mais encore, je vous écris souvent à 3:00) et de trois parcequ’il y avait un bar à l’hôtel.

Mais en gros, aujourd’hui s’est résumé à beaucoup de route jusqu’à Mont Tremblant où nous avons eu un gros embouteillage.
Mais comme nous avions encore le temps et qu’il n’y a pas grand chose à voir ici en été, nous avons cherchés à aller plus loin. C’est le guide du routard qui nous a poussé à aller jusqu’à Berthierville. Certains, dont mon père, sauront peut être pourquoi.

En tout cas les québequois ont toujours un acueil très chaleureux.

La suite demain, a+

Retour au Québec

Iroquois Falls était donc notre point le plus au nord, mais aussi notre dernière étape en Ontario. Nous devons maintenant rejoindre Val d’Or au Québec. Avant de partir il faudrait peut être que l’on voit ces fameuses cascades. Je demande donc à l’accueil où sont les cascades dont elle avait fait mention la veille. Je ne sais pas si j’ai raté quelque chose dans sa réponse mais elle est partie à nous indiquer une mine d’or à deux heures de route au nord. Les mines d’or on a donnés. Alors faire un détour de 4 heures avec l’aller retour, merci. On prend donc la carte de la région et on se rend vers la rivière. Derrière nous se trouve une usine de papier, ou un truc du genre, la rivière sert donc de transport pour les troncs d’arbre. Nous passons donc au dessus de celle-ci par un grand pont en grille de fer à plus de 10m en surplomb, mais il n’y a aucun tronc en ce moment, dommage. Il n’y a pas plus de cascade d’ailleurs, peut être est ce pour cela que la fille de l’hôtel nous orientait plutôt sur la mine d’or. Sur notre carte nous est indiqué un lieu nommé « Twin Falls ». Nous poussons donc la route jusqu’à ce point par une piste en terre (on commence à justifier la location d’un 4×4). On arrive finalement à un cul de sac avec un barrage hydro électrique. Si par Twin Falls ils comptent le nombre de vanne d’un barrage on ne va pas aller loin.

Nous revenons donc en arrière. Il était prévu que nous passions par le sud sur la 101, mais en regardant la carte pour chercher un accès à des cascades fictives, nous avons repérés une route au nord. Cette dernière, n’étant pas une highway, nous semble plus intéressante. Nous montons donc au nord jusqu’à Cochrane où on en profite pour faire le plein d’essence. Nous indiquons maintenant au GPS la ville de Val d’Or. Echec, il nous demande de faire demi tour pour prendre la 101. On essaye avec une ville plus proche … pas mieux. On va la faire à l’ancienne alors, au pif. Bingo on trouve une route qui part à l’Est et en plus la ville de Norembega est indiquée. Bon par contre le GPS ne veut toujours rien savoir. On continue donc de suivre les panneaux via une piste en gravier. Là clairement on est au milieu de rien, ah si, de la forêt. Tient ça bouge là devant … oh un ours ! Encore un ! Sauf que celui-ci il n’avait pas l’humeur à taper la causette, nous n’avons pas eu le temps de le cadrer qu’il était déjà parti. En tout cas il faisait un peu prêt la même taille que l’autre. On se demande si ce ne sont que des oursons ou si ce sont des petits ours même à l’age adulte. Bref nous continuons notre route, il ne semble pas vouloir se montrer. On arrive donc au bout de la route. Oui au bout. Il y a trois maisons qui se battent en duel et on ne peut pas aller plus loin. Tetsel demande donc à un autochtone notre route. Ici les gens commencent à parler français … enfin … en anglais c’était presque plus compréhensible. Bref, il faut que nous revenions sur nos pas pour continuer à l’Est sans tenir compte du panneau. Ils précisent que nous ne verrons plus grand monde pendant une paire de temps sur cette route. Effectivement un panneau nous précise bien que nous n’aurons pas de station service sur cette « route ». On va donc repasser où nous avions vu l’ours. Nous ralentissons donc tout en préparant les appareils photos et là, à l’horizon au sommet de la route, l’ours traverse tranquillement. Comme dans les films, nous n’apercevons que sa silhouette au loin et une fois sur place, plus rien. Tant pis, aujourd’hui nous avons encore vu un ours … deux fois ;).
Bon ben allons y c’est partie !


Nous nous engageons donc sur une large piste de gravier dans la forêt. On ne capte pas de réseau, il n’y a pas d’habitation et aucun passage. Et on ne sait pas combien de km fait cette route. Route qui a subitement disparut du GPS d’ailleurs, et elle ne correspond pas à celle de la carte. On est nul part en fait :p. La route est droite mais pas plane. Juste après une bute, nous croisons une bestiole au milieu de la route. Une sorte d’hybride entre une marmotte et un écureuil. Un rongeur en tout cas. Impossible de stopper le camion sur du gravier en si peu de mètre, nous passons donc juste à côté du bestio. Le flip de sa vie le pauvre. Au lieu de déguerpir, il passe en mode fight en posant ses pattes en avant et la gueule grande ouverte. Il nous a fait rêver le bestio. Le truc de 300g qui veut faire peur à un Yukon XL de 3 tonnes. Par contre une fois dépassé, il a pas mis longtemps à déguerpir.


Oh de la route goudronnée, nous voila au Québec. Des maisons, des voitures, des gens ! Le retour à la civilisation après 150 km de piste.

En raison de travaux sur le seul pont de la « ville », nous sommes déviés sur Normétal. N’ayant pas mangé depuis les donuts de ce matin, nous avons une petite faim. On tombe par hasard sur une petite baraque « la petite fringuale ». On rentre donc sans grande conviction et tombons sur une petite affaire familiale avec une salle de 5m² à tout péter. La dame, ne nous reconnaissant pas, nous demande si nous sommes du coin. Oui, pas tout à fait en fait. On lui indique donc que nous sommes français nous autres là. Elle était alors super contente de nous voir. Et nous propose de manger de la poutine (une spécialité locale à base de frite et de fromage). On a jamais vu un tel accueil, toute la famille s’y est mise, la fille en cuisine est venu nous voir puis le mari est venu discuter avec nous. Je pense qu’il n’en on pas vu beaucoup des français dans leur patelin. C’était l’événement de l’année. On leur explique notre périple et le type nous explique donc la route pour partir. Il nous explique également que la route que nous avons prise est une route privée de la société qui exploite la forêt et qu’elle n’est donc pas sur la carte. Après notre repas (la poutine c’est pas mauvais mais ça tient chaud, c’est un peu comme bouffer de la tartiflette au soleil en été) la dame nous prie de bien vouloir remplir le livre d’or puis s’excuse de vouloir nous serrer la main. On était comme des stars. Ça fait pas 20 minutes que nous sommes au Québec que nous avons rencontrés les gens les plus chaleureux du monde, et on a mangé de la poutine :p C’était vraiment incroyable, c’est là tout l’intérêt d’un road trip, on va de surprise en surprise.

Il est temps de reprendre la route. Il est déjà 17h et il nous reste presque 3 heures de route.

Nous arrivons donc à Val d’Or. C’est bien plus grand que ce que l’on pensait. On s’arrête au premier Motel … complet. Un hôtel un peu plus loin, complet. Ah bah oui, weekend du Canada days, tout le monde en profite. On commence un peu à se demander si on va pouvoir dormir ici. Heureusement, l’hôtel en face a encore des chambres de libre.

Bon ben voila une superbe journée qui se termine. On aura revu un ours … deux fois, un rongeur psychopathe, une forêt de 150 km et des québécois super accueillant. Demain direction le mont tremblant.

Timmins et Iroquois Falls

Aujourd’hui nous devons quitter Wawa, notre point le plus à l’Ouest, pour Iroquoi Falls, notre point le plus au Nord.
On part donc direction le centre ville pour le petit dej’. Bon, et bien en fait c’est vraiment tout petit, il n’y a rien et le peu qu’il y a est fermé (et oui, nous sommes le 1 Juillet, c’est la fête national). Tant pis pour le petit dej’, nous reprenons la route. En ce jour de fête national c’est traditionellement le jour des déménagements au Canada. C’est aussi le début d’un weekend de 4 jours et des vacances scolaires. Il y a un fort risque que l’on croise du monde sur la route. Oui mais pas celle là, c’est le moins que l’on puisse dire. Il n’y a pas un chat, la route est déserte.

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On l’a vu !

… « – Qui ça, le jus de tomate ? »
Non ! L’ours !

Et oui ça y est, nous avons vu un ours. Un ourson en fait. Il était là tout pépère le compère sur le bord de la route. Je ne l’avais pas vu en conduisant, il ne bougeait pas. C’est Tetsel qui l’a vu quand on est passé juste à coté et qu’il a donc bougé.
Un petit demi tour plus tard, nous revenons à son niveau. Il était rentré dans le sous-bois mais encore visible. Le temps pour lui de se demander que faisait ces deux humains dans leur camion avant de partir se cacher. Tetsel a quand même réussi à prendre une photo.
Agrandissez l’image en cliquant dessus, vous verrez son petit bidon et ses oreilles.

Un peu plus loin nous avons repérés une autre bête sauvage. Saurez vous la trouver ? (la réponse dans la suite de l’article)

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WaWa West

Bon en fait on n’y est même pas encore allé à l’ouest de Wawa, mais je voulais faire la blague. Après tout, on a choisit cette destination que pour ça, que pour ce nom à la con. On a pris google map, on a regardé le long des lacs, et on est tombé sur Wawa. Avec son Wawa wash, wawa restaurant, wawa thing … c’était just for the lulz. Et en fait on est tombé sur un coin de paradis. La ville est relativement petite, environ 4000 habitants (en fait on ne la pas encore vue). Nous sommes toujours à l’Est de Wawa. En effet, Testsel avait repéré la veille un endroit où dormir. Un motel ? Non … Un hôtel ? Non !.. Un cotage !

Nous sommes donc là, dans notre petite maisonette, au milieu d’une colline et d’une rivière. Le cadre est juste magnifique ! Comme je disais hier, nous n’avions que 250 km pour venir ici, nous sommes donc arrivés tôt. L’occasion pour nous de visiter un peu le coin, avec une Big falls ». Ce n’étais pas les chutes du Niagara, mais c’était sympa.

Un petit tour au Tim Hortons. Ben oui, il n’y a toujours que de ça. Et nous retournons à notre cotage pour louer …

Un canoë !

Nous avons donc fait un petit tour de canoë sur un bras de rivière sans courant, et surtout sans un bruit ! Que du bonheur, pas un seul bruit rien quedal, on était les seules sur la rivière. Bon, au début on ne l’avait pas trouvé son canoë au gars. On était bien déscendu au bord de la rivière, puis à droite, mais à part un ponton de merde, il n’y avait rien. On remonte donc le voir, et celui-ci nous affirme que les embarcations sont en bas. Il viens donc avec nous pour nous montrer. Comme il est « fainéant » comme il le dit lui même, il prend le quad et m’invite à monter à l’arrière. Je me dit donc que si il prend le quad, cela ne peut pas être le chemin que nous avons pris et que cela explique pourquoi nous n’avons pas trouvés le canoë. Et ben non, il a emprunté l’espèce de sentier de 30 cm de large au milieu de la fôret et surtout sur une pente de 45° avec le quad jusqu’au bord de la rivière en contre bas. A l’arrière ça fait bizarre. En tout cas, le bateau se trouvait en fait caché plus loin après les hautes herbes. Vous l’aurez donc compris, rien à voir avec une location touristique de ouf avec vingt mille touristes dans l’eau qui braillent. Nan, nous avons dû tirer un vieux canoë des sous bois et le mettre à l’eau depuis un petit ponton au milieu de rien. Bon, j’ai complètement craqué mon jeans en montant à bord, mais le bon coté des choses c’est que c’était déjà un jeans troué que j’avais pris pour l’occasion et en plus cela fera de la place dans la valise. On pourra l’enterrer avec celui de tetsel.

Après cela, nous avons profités du restaurant de l’hôtel. J’ai pris un burger,  parcequ’il faut pas déconner, mais de bison avec une salade. Un pur délice. Et là, on est en train de regarder The Nachos en VO pépère dans le canap’ du salon. Bref une journée parfaite et reposante.

De Midland à Sault Sainte Marie

Aujourd’hui nous n’avions pas d’activité précise de programmée. Nous devions « juste » rejoindre Sault Sainte Marie (560km sans détour). Nous avons donc pris le temps de nous rendre dans le centre de Midland pour prendre un petit déjeuner. La ville est quadrillée de large rue, à l’américaine. Nous avons quand même pu trouver à boire un vrai café et non leur jus de chaussette bouillant. Nous avons ensuite profité d’un Subway pour avaler un pancake au bacon. Petite balade sur le port. Là, une sculpture de canard géant rend homage aux donateurs de la ville o_O … bon, il est temps de partir.

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CN Tower

BUILDING_CN_TOWER Tour CN
La Tour CN est l’une des merveilles du monde du jeu Civilization V
« Rien ne se déplace plus vite que la lumière, à l’exception peut-être des mauvaises nouvelles, qui sont régies par leurs propres lois. »
– Douglas Adams

Après Niagara Falls nous reprenons la route pour Toronto. Au passage nous nous arrétons à Mississauga pour se rendre au Mall « Square One ». C’est un énorme centre commerciale, mais nous n’avons pas le temps d’en faire le tour. Juste le temps de manger des sushis et de d’halluciner sur les magasins.  Un magasins de casquette par ci, un magasin de pop corn par là. Oui oui, de pop corn, que de pop corn.

Bon, nous voici maintenant de retour à Toronto. Nous avons traversés un typhon sur la route, mais une fois sur place il fait super beau. Non, ce n’était pas de la chance, on est trop fort, c’est tout.
Allez hop ! Direction la CN Tower.

A partir des années 60, Toronto fait fasse a une forte hausse démographique. Pour palier à cela, des grattes ciels sont construits en plein centre ville. La naissance de ces buildings va nuire à la dispersion des ondes radios. Il faut alors un point d’émission plus haut que les bâtiments de la ville. La société Canadien Nationnal a alors l’idée de construire une vitrine témoin de la puissance industrielle du Canada, la plus haute tour du monde ! La tour CN va êtres construite en 1976. De ses 553,3 m, elle devient la plus haute structure autoportante du monde. Elle ne sera dépassée qu’en 2007 avec la construction du Burj Khalifa (829,8m). Ce n’est plus non plus la tour de télécommunication la plus haute du monde suite à la construction du Tokyo Skytree en 2011 (634m). Elle comporte deux étages ouvertes au public. Le premier, à 342m comporte un restaurant. Le second étage, culminant à 447m, a longtemps été la plus haute plate-forme d’observation du monde.

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Niagara falls

Après une courte nuit dans un motel « Super 8 » à l’entrée de Toronto, nous nous rendons au centre ville pour visiter la CN Tower suivant notre programme. Hélas, nous sommes forcés de constater le premier fail du séjour. La tour est dans la brume, on ne la distingue presque pas. La vue sera donc forcement pas térrible.

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Nous misons alors sur une simple brume matinale et décidons donc de modifier le programme et de partir de suite à Niagara Falls.

Bonne pioche, il fait super beau aux chutes et même très chaud. Nous profitons donc pleinement de la vue et des projections d’eau.

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Ottawa

Après avoir hésité, notamment suite à la confidence du chauffeur au Novotel sur l’absence d’intérêt de cette ville, nous décidons de passer quand même par Ottawa. Effectivement, une fois sur place, on peut bien constater qu’il s’agit d’une ville administrative. Nous nous aidons donc du GPS pour trouver le parlement. Une fois sur place, nous nous garons sur une place à parkmetre. Ouf ! Car les parkings souterrains avec un char d’assault, c’est pas évident. Nous avons donc exactement 30 minutes pour visiter. Il ne nous en fallait pas plus.

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WTF ! It’s a car ?

Après avoir procédé au check-out du Novotel, nous retournons à l’aéroport pour récupérer notre voiture.

On procède donc aux formalités et à la souscription du maximum d’assurance. Le vendeur nous fait confirmer avoir réservé un 4×4 avant de nous inviter à se rendre dans le parking pour prendre les clefs.

Un autre type nous donne donc les clefs et nous indique le numéro de la place de parking où se trouve notre voiture.

On s’y rend confiant, jusqu’à ce que l’on tombe sur l’engin !

Mais regardez plutôt :

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