Jour 10 – Kek Lok Si temple

Premier jour sur l’île de Penang. Nous n’avons rien préparé. Comme nous avons encore la voiture, je regarde un peu ce que nous pouvons faire en périphérie de la ville. Et en parlant de périphérie , il y a quelque chose qui m’intrigue depuis hier soir. Avec la vue incroyable de notre appartement, il y a quelque chose que nous ne pouvons pas rater. Sur le flanc de la colline se dresse une titanesque statue. En cherchant sur Maps je constate qu’il s’agit d’un grand temple qui m’a l’air bien sympa. Alors c’est parti, direction le temple Kek Lok Si. Le plus grand temple Bouddhiste de Malaisie. Sur la route, nous croisons le regard d’un Seven Eleven qui nous fait un petit clin d’œil. Nous prenons donc le temps d’acheter le petit déjeuner avant de poursuivre.

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Road to Penang

Allez il est temps de repartir. Nous quittons ce petit havre de paix pour reprendre cette horrible route. Pour rappel, nous dormons sur l’île de Penang ce soir. Il y a encore presque 4h de route. Et nous allons même mettre bien plus de temps que ça car la route dans la montagne est horrible. Il n’y a pas toujours deux voies. Et d’ailleurs quand il y en a il faut faire très attention. Car ils suppriment les voies sans prévenir. Vous roulez pénard et d’un coup un plot au milieu de la route et un ravin derrière ! Il faut vite se rabattre. Et si vous avez la chance comme moi d’arriver derrière un camion en montée sur une voie. Sortez votre Game Boy. Ils sont chargés comme des ânes et donc se déplacent comme des ânes ! Je vous jure qu’ils ne sont pas à plus de 5 km/h dans la montée. L’aiguille du compteur ne bougeait même pas. Et je vous laisse imaginer le plaisir du pot d’échappement de 20 tonnes qui galèrent.

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Cameron Highlands

Allez hop, Titine nous attend, nous avons encore de la route. Direction les montagnes et la région des Cameron Highlands. Il s’agit d’une région très touristique car c’est là que nous sommes censés voir de magnifiques paysages avec les cultures en terrasse. Pas facile de décider d’un point d’arrivée car c’est tout une région. Mais je repère un lieu qui m’a l’air sympa sur Maps.
Alors que nous arrivons dans la région, nous commençons à vite déchanter. Il n’y a pas une seule culture de thé ici. Ce ne sont que d’horribles serres de fraise, de banane ou même de fleur à perte de vue. Et comme il n’y a qu’une seule route de montagne, nous sommes pris dans les bouchons avec les camions. C’est moche au possible et très désagréable ! Nous continuons quand même en espérant une bonne surprise au bout.

Il nous faut maintenant emprunter une route à flanc de colline. Il est très difficile de se croiser ici. D’ailleurs nous perdrons un peu de temps car une dame avait vraiment très peur pour croiser un camion. C’est vrai que c’est le vide à côté. Mais ce n’est pas la première voiture à passer. Donc si une passe les autres aussi. Il suffit donc de se coller au camion et de se focaliser là-dessus plutôt que sur le ravin. Mais au moins on dirait que nous nous écartons de la zone « industrielle ». Et au bout de quelques minutes, la voilà notre bonne surprise :

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Jour 9 – Gua Musang

Comme c’est un motel, il n’y a pas de petit déjeuner. Le premier objectif du jour est donc de se rendre au Seven Eleven le plus proche pour prendre le repas des champions. Cela me rappelle beaucoup mon premier voyage au Japon :).

Nous ne sommes pas pressés non plus aujourd’hui. Alors autant profiter d’être là pour visiter un peu. J’ai repéré sur maps le temple Shui Yue Gong ou temple de la lune et de l’eau. Déjà que nous sommes hors saison mais en plus nous sommes loin de tout. Nous sommes donc les seuls touristes. Mais le temple est très vivant.

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Nous reprenons la route

Comme je l’ai dit, nous ne restons pas ici, nous devons être à Penang demain soir. Alors il nous faut reprendre la route. Mais nous avons quand même choisi de faire une étape. En regardant un peu les villes sur le trajet et les offres de logement, nous avons opté pour une pause à Gua Musang au nord-ouest du parc et quand même un peu plus de 3h de route. Oui car il faut ressortir en roulant sur nos pas avant de faire le tour de la forêt.

Sur le chemin, commence à se manifester une petite faim. Nous trouvons un village avec quelques commerces. Il est déjà tard mais un petit bouiboui est encore ouvert. Le temps de manger un Nasi Goreng Ayam. C’est le même plat qu’en Indonésie. Littéralement riz sauté au poulet. Accompagné d’un thé glacé maison le tout pour 3€.

Nous voilà arrivé à notre étape qui est une sorte de Motel très récent. D’ailleurs, tout le quartier est fait de ce type de logement. Il semble que la ville soit en plein boum démographique. Il doit y avoir beaucoup de nouveaux travailleurs. J’ignore si c’est pour les champs de palmier, une mine ou quelque chose comme ça. En tout cas la chambre est plus que correcte surtout que nous ne payerons que 20€ la nuit.

Parc National Taman Negara

Et nous voilà arrivés à Kuala Tahan, dernier village avant la jungle. Il tire son nom de la rivière Tahan qui vient ici rejoindre la rivière Tembeling.
Un panneau nous oriente vers un grand parking presque vide. Nous pouvons tranquillement choisir notre place à l’ombre. En conclusion, il est donc très facile de venir jusqu’à l’entrée du parc en voiture.
Tout semble fermé autour de nous. Nous demandons quand même, à des jeunes qui s’abritent du soleil à l’entrée, où nous devons payer. L’un deux se lève et s’apprête à pointer du doigt l’une des boutiques mais les rideaux sont fermés alors il termine son geste par un haussement d’épaule. Bon et bien on va considérer que c’est gratuit hors saison et nous nous dirigeons maintenant sur la rive du Tembeling. L’entrée est sur la rive opposée. Il faut donc traverser en bateau. Nous venons de croiser une sorte d’office de tourisme mais c’était là aussi fermé. Nous nous demandons alors un peu comment s’organisent les traversées pendant que nous descendons vers le ponton. Mais j’ai vite l’impression que c’est à la bonne franquette ici. Je fais signe de la main à un batelier qui s’apprêtait à partir. Il me fait comprendre qu’il nous a vu et qu’il nous attend. Nous grimpons et déposons un petit billet dans une jarre disposée au centre de l’embarcation. Ce n’était pas plus compliqué.
A l’entrée du parc se trouve un petit complexe hôtelier de plusieurs bâtiments en bois très sympa. On y vient en effet souvent pour 1 ou 2 nuits et la présence de l’hôtel permet de faire des sorties nocturnes. Ou alors on part en expédition avec un guide sur plusieurs jours. J’imagine qu’il y a des refuges dans le parc pour ces expéditions. Mais nous nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous devons reprendre la route ce soir. Et de toute façon, nous n’avions pas l’intention de crapahuter des jours entiers. Nous voulons juste faire une petite promenade et grimper dans la canopée avec l’attraction pont suspendue. Il faut donc se rendre à l’accueil pour acheter ses billets. Un billet pour l’accès au parc et un billet pour l’accès à l’attraction, ce qui fera en tout 3,47€ par personne. Ils en profitent pour prendre vos identités et coordonnées des fois qu’un tigre vous embarque.
La visite est ensuite très simple car un chemin en bois sur pilotis est construit pour vous guider. Ça évite de marcher dans la boue après la pluie ou de se faire attaquer par un scorpion. Attention quand même, le chemin est parfois sectionné par la chute d’un arbre. Ce n’est donc pas non plus accessible aux personnes à mobilité réduite. Sur le trajet que nous avons choisi, je ne me sens pas perdu dans les bois. Nous suivons la rivière et même si on ne la voit pas et ne l’entend pas, on le ressent. Donc avec ce sens de l’orientation, je n’ai pas l’impression de vraiment m’enfoncer dans la jungle. Mais cette balade suffit quand même à nous offrir différentes ambiances sonores et à croiser quelques bestiaux tel que des varans, des argus géants (sorte de faisan pas du tout discret), un écureuil Callosciurus caniceps. Enfin je n’en sais rien hein. Je fais comme si j’étais biologiste mais je regarde juste sur internet qu’est ce qui vit là bas et peut donc correspondre avec ce que j’ai vu. En tout cas, ce n’était pas un tigre.

Je vous laisse avec les images pour profiter de ce moment de tranquillité d’autant que nous ne croiserons presque personne.

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Jour 8 – En voiture !

Ça y est. Cette fois-ci nous y sommes, c’est le jour du départ. Nous nous rendons à la réception de l’hôtel pour le check-out. Le réceptionniste nous demande en rigolant s’il doit prolonger notre séjour. Mais non, cette fois nous avons bien une voiture qui nous attend. Enfin en tout cas, nous l’espérons.
Une fois arrivé à l’agence Hertz Kuala Lumpur Downtown, c’est bon, la voiture est bien prête. Nous pouvons remplir les papiers.
Il est nécessaire d’avoir un permis de conduire international pour conduire en Malaisie. La demande se fait sur le site de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés, ANTS. Mais attention, il faut s’y prendre bien à l’avance (au moins 3 mois).
J’en profite également pour leur demander comment se procurer la carte pour les autoroutes. Car ici le paiement se fait exclusivement via une sorte de carte à crédit. Un peu comme la carte du métro Suica au Japon. Au début, elle m’explique qu’il faudra l’acheter dans une station service. Je commençais à voir venir la galère. Mais son collègue a trouvé une de ces cartes « Touch’n Go » qui appartient à l’agence de Penang où nous allons. Il nous la confie donc pour qu’on l’y ramène. Elle a quelques euros de crédit dessus ce qui nous permettra de rentrer sur l’autoroute. De ce que je comprends, cette carte est devenue rare car aujourd’hui c’est dématérialisé sur l’application mobile. Et il faut alors un numéro de téléphone local pour créer un compte. Raison de plus pour acheter une SIM sur place. Mais bon, c’est encore plus simple quand l’agence fournit la carte :).

Nous voici maintenant en possession de notre superbe Proton Persona 3e génération. Nous roulons donc local 😊. Il nous en coûtera 190€ pour 72h. Soit environ 50 € par jour plus la taxe de 50€ pour le dépôt dans une autre agence ce qui est le prix ma foi plutôt normal pour une location.

Direction maintenant la jungle, mais en parlant de jungle il faut déjà quitter Kuala Lumpur. Mais c’est finalement plutôt simple. Il y a beaucoup de grands axes donc nous sortons rapidement. Et personnellement, cela ne me dérange pas du tout de conduire à gauche. Surtout avec le volant à droite (c’est un peu plus déstabilisant avec sa propre voiture en Angleterre). Le cerveau fait tout de suite le rapport, volant à droite donc conduite à gauche. En plus, par chance, ici le clignotant est quand même sur le commodo de gauche. Parce qu’au Japon, j’avais un peu tendance à lancer les essuie-glaces dans tous les virages 😄. Pour le vitesses, évidemment c’est une automatique. Il me semble bien trop risqué de gérer un levier à l’envers. De toute façon, ils ont l’air de n’avoir que des automatiques ici.

Une fois sortie de la ville, nous prenons l’autoroute vers l’est. La limitation est de 110 km/h sur autoroute, 90 en dehors et 60 en ville. Tout au long de notre périple, nous avons croisé beaucoup de boîtier qui s’apparente beaucoup à des radars automatiques. Et parfois des panneaux bien explicites. Mais pourtant les gens ne semblaient pas vouloir ralentir devant eux (ils roulent souvent à plus de 110). Était-ce des coques vident ? Une autre fonction ? Nous ne le saurons pas mais nous n’avons pour autant jamais pris le risque d’essayer.
Mais avant de prendre de la vitesse, nous nous arrêtons sur la première grosse aire d’autoroute afin de créditer notre carte Touch’n Go. Nous mettons moins d’une dizaine d’euros dessus ce qui suffira largement pour les 800 km que nous allons faire (pas que d’autoroute).
Il y a quand même pas mal d’aires de repos avec des services. Globalement leurs autoroutes sont plutôt bien.

La route se consomme donc très bien et nous arrivons rapidement à Jerantut. Comme je l’ai expliqué hier, nous n’aurons malheureusement pas le temps de prendre la pirogue, il nous faut donc continuer en voiture. J’appréhendais un peu cette route. Me disant que si les touristes s’arrêtent habituellement ici, c’est qu’il est compliqué de poursuivre. Mais finalement pas tout, la route est toute neuve. Par contre pas très passionnante car nous traversons les cultures de palmier pour l’huile de palme. Déjà depuis l’avion en arrivant, nous ne pouvions pas le rater, c’est la culture principale ici. Heureusement qu’il y a des parcs comme celui que nous nous apprêtons à visiter pour préserver la biodiversité.

Jour 7 – Contre temps

Aujourd’hui nous avons prévu de quitter la capitale et de s’enfoncer dans les terres. Le but est de visiter le parc national de Taman Negara. Nous avons étudié hier comment nous y rendre et avons opté pour un moyen de locomotion original, la pirogue. Il est en effet possible de partir tôt le matin depuis Jerantut et de remonter la rivière en pirogue jusqu’à Kuala Tahan, le dernier village avant la jungle. Mais pour cela il faut déjà une voiture car Jerantut est quand même à 178km d’ici. Mais c’est là que le bât blesse. Nous n’en avons pas trouvé ! Je ne sais pas s’il y a une raison particulière à cela, ou juste parce que nous sommes dimanche, mais aucune voiture n’est disponible chez les loueurs. Mais j’en ai quand même repéré une en cherchant chez les petites enseignes locales. Elle est un peu plus chère mais elle serait disponible. Nous partons donc avec nos sacs en direction de l’agence qui ne se trouve pas très loin. Sur le chemin, il y a également une agence Hertz. Ils n’affichent aucune disponibilité mais nous souhaitons quand même vérifier sur place. On nous confirme qu’il n’y a pas de voiture aujourd’hui. Cependant il y en aura une demain matin. L’information est toujours bonne à prendre. Nous continuons vers l’agence que nous avions repéré. Elle est planquée au sous-sol d’un building et ne paye vraiment pas de mine. On nous confirme que nous pouvons avoir une voiture mais qu’à partir du milieu d’après midi. Ah, déjà ça coince un peu. Mais ce n’est pas la seule différence avec leur site. Le prix annoncé est carrément aberrant. Nous leur faisons remarquer que ce n’est pas le prix annoncé sur le site. Il nous demande ce que nous avons vu alors je lui montre la simulation de location. Ok, nous dit-il, je vous la fais à ce prix là.
Non c’est bon coco, tu as essayé de nous arnaquer. Dommage, tu as cramé ta carte. Nous ne ferons pas affaire avec toi.
Nous repartons donc rapidement à l’agence Hertz et confirmons la location avec une voiture pour demain matin.

Bon du coup nous sommes bloqués une journée de plus sur Kuala Lumpur. Cela ne devrait pas beaucoup changer notre programme. Au lieu de dormir à Jerantut, nous irons donc directement à Kuala Tahan.

Nous retournons dans notre hôtel adoré pour demander une nuit de plus. Aucun problème à ce niveau, il n’y a pas de surprise sur le prix.

Profitons de cette journée supplémentaire pour ne rien faire tiens. En commençant par un petit tour à la piscine. Il faudra cependant jongler entre les averses car dès qu’il pleut, ils ferment l’accès. Pourtant l’idée d’être mouillés dans la piscine ne nous dérangeait pas trop.

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Petronas Twin Towers

Nous voilà revenu à notre hôtel au cœur de la capitale. Il est déjà tard. La nuit est tombée depuis un moment. Mais justement, comme c’est notre dernier soir ici, c’est l’occasion d’aller voir les tours illuminées.
Terminées en 1998, elles deviennent toutes les deux les plus grandes tours du monde avec 452 mètres. Elles seront dépassées en 2004 par Tapei 101 de Taiwan, mais restent encore aujourd’hui les plus hautes tours jumelles.

J’ai dû un peu me dépêcher pour prendre cette dernière photo. Elle est prise depuis le grand parc central. Mais ce dernier est en fait fermé la nuit. Cependant il n’est pas possible de physiquement bloquer l’accès. Ce sont donc des hauts parleurs disposés sur les bornes d’appels de la police, qui diffusent en continue un message « veuillez évacuer immédiatement ». Dans un grand parc vide, sans aucun autre bruit, ce message qui résonne donne une ambiance apocalyptique.

Malacca

Nous voici donc arrivés à Malacca. Comme pour le départ, l’arrivée se fait bien entendu au terminal de bus. Nous n’avons strictement rien de prévu si ce n’est déambuler dans les rues de la ville. Nous ne sommes pas à côté du centre, mais la rivière de Malacca semble pas très loin. Autant donc commencer tout de suite à pied. Ce n’était finalement pas une bonne idée. Nous nous trouvons dans une zone commerciale de périphérie. Exactement comme en France, nous marchons donc de grand parking à grand parking. Nous arrivons ensuite dans un quartier qui semble totalement à l’abandon. Il y avait même un monorail, mais aujourd’hui ce n’est plus que le tableau d’un film dystopique. Alors que nous arrivons à l’extrémité du quartier, une grande roue rouillée nous laisse même l’impression de visiter Pripyat. Nous arrivons enfin au niveau de la rivière, mais toujours pas dans un plus beau décor. Il faudra marcher encore un peu avant d’enfin découvrir le centre coloré de Malacca. Cette marche aura donc été une perte de temps sur cette journée pourtant courte. Mais bon, au moins nous avons vu l’envers du décors. Maintenant que la vue est jolie et alors que nous n’avons toujours pas vraiment de but. Prenons le temps de nous rafraîchir au bord de ce cours d’eau tranquille, bien que sillonné par les allers et retours des bateaux touristiques.

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