Suite à notre petite mésaventure d’hier, nous commençons la journée au garage. Déjà aussi pour refixer la plaque d’immatriculation arrière qui ne tenait plus qu’à un rivet et donnait une triste allure à notre voiture déjà bien ridée 😄. Puis direction la zone commerciale de Jarry pour refaire la clef dans un truc minute. Youpi, nous pouvons maintenant déverrouiller à distance. Par contre le seul truc qui marchait avant, l’ouverture du coffre, ne marche plus maintenant. Mais bon, on s’en fout pas mal vu que maintenant on peut déverrouiller la voiture. Il est déjà un peu tard normalement pour ce genre d’expédition, mais nous nous rendons tout de même au volcan. Comme je m’y attendais, c’est une grosse galère de monter la route raide et sinueuse avec cette voiture. Beaucoup de voitures sont garées sur le bas-côté bien avant le parking. A la dernière pente nous constatons que le parking est minuscule. Quelqu’un est en panne au bout de la montée. Après avoir pu redémarrer dans cette côte abrupte, j’arrive enfin au parking dans la seule intention de faire demi-tour. Mais arrivé à la hauteur de la voiture en panne, la dame nous dit « vous avez une place ici si vous voulez ». Quelle chance inouïe. Se pointer à 11h et avoir une place au plus près.

Et maintenant, direction le sentier. La première partie est dans la forêt. Le chemin est aménagé d’un pavage approximatif et la flore est magnifique. Notre but pour l’instant n’est pas forcément de gravir le volcan. Il est dans les nuages. La montée sera donc sous la pluie et pour rien vu qu’il n’y aura pas de visibilité.



Après un peu plus d’un kilomètre de montée. J’arrive sur un plateau et quitte la forêt. La vue est déjà incroyable et le volcan se dresse devant moi. J’envoi un message encourageant à Steph qui ne parvenait pas à me suivre. Et je lui indique que je l’attends là. Mais il y a très peu de réseau. J’ai réussi à envoyer le message mais je ne reçois pas de réponse. Je commence à m’inquiéter. Oh pas pour Stephan, il est assez grand pour redescendre s’il ne veut pas continuer. Mais pour l’eau qu’il porte 😋. Finalement, un jeune homme arrive et m’interpelle. « Florian ? Votre pote s’est foulé la cheville. Il vous attend pour prendre les clefs de la voiture ». Ah mince, c’est pas cool. Mais c’est vrai que ce pavage est très piégeur. On se croit tranquille mais un pied mal placé et c’est l’accident. C’est vrai qu’il n’a pas les clefs par contre donc bof. Je redescends donc et ne tarde pas à le retrouver. Le temps d’un petit échange honnête, clef de voiture contre bouteille d’eau, et je repars. Je lui dis même que je ne vais faire qu’une partie du volcan car j’ai bien vu que l’autre moitié est bien dans les nuages pluvieux.


J’attaque maintenant la traversée du plateau, par une route qui monte peu. C’est la partie facile mais courte. Cela débouche sur un grand parking. Il est plus grand que l’actuel. J’apprendrais plus tard que c’est l’ancien parking. Mais je ne sais pas pourquoi ils l’ont abandonné. Allez, ici commence l’ascension par « Le Chemin des Dames » avec un sentier très étroit creusé dans la montagne. Ça commence à être beaucoup plus accidenté. Nous ne sommes plus du tout sur un chemin aménagé. Je me dis que je vais poursuivre jusqu’à un petit pont que j’aperçois sur le flanc et qui est juste en dessous des nuages.


Bon … Ben … Finalement il n’y a plus de nuage ici. Je me sens bien. Je n’ai pas faim. Je n’ai pas froid. Je continue. Le chemin est détrempé. Il a plu ici il n’y a pas longtemps du tout. Mais c’est surtout très rocailleux donc il est facile d’éviter la boue. Par contre ça devient un peu plus difficile. Au fur et à mesure que je marche, je constate que le ciel se dégage au-dessus de moi. Je commence à croiser des gens qui disent que ce n’est plus ci loin. Bon ben du coup, il n’est plus question de faire demi-tour. Je veux voir le cratère. Le chemin est de plus en plus accidenté. Parfois franchement pas tracé. J’arrive enfin sur la dernière ligne droite. La partie très difficile de la randonnée. On ne se rend pas compte en photo. Mais la montée est très raide. On grimpe presque à 4 pattes en cherchant le bon rocher pour s’appuyer.



Après ce passage compliqué, il reste encore quelques mètres à gravir. Mais j’aperçois déjà les fumerolles et ça commence à sentir le soufre. Ce qui me rappelle des souvenirs du Japon. Je commence déjà à avoir les larmes à l’oeil. Il n’y a plus la moindre brume sur le sommet. Et ça commence déjà à être magnifique. Plus que quelques pas, et me voilà au panneau des 1467 m. Nous avons la vue directe sur le cratère et ses grandes fumerolles. Normalement descendre même dans la partie verte est maintenant interdit sans guide. Mais le portail est ouvert à tous. Il n’y a visiblement pas de gaz toxique aujourd’hui. Décidément, tout est parfait. Je reste ici un bon moment pour prendre un maximum de photos. Je n’ai juste pas pu voir le flanc Est. Mais qu’est ce que je suis heureux de l’avoir fait ! Encore un très bon souvenir qui restera gravé en ma mémoire.




C’est maintenant l’heure de la descente. C’est par le même chemin. Difficile de courir vu l’état du sol, mais ça va quand même bien plus vite. En deux fois moins de temps, soit 1 heure, je suis de retour au parking. J’ai aussi pris moins de pauses photos 😄. L’avantage par contre de ce « nouveau » parking est qu’il se trouve aux « Bains Jaunes ». Deux bains sont aménagés pour accueillir l’eau chaude du volcan. C’est un onsen en quelque sorte. Il était bien sûr conseillé de le faire après la marche, pour se détendre. Alors c’est ce que je fais. Mais je suis un peu déçu, l’eau n’est pas si chaude. Elle est bonne mais non finalement ce n’est pas un onsen 😋. Mais ça fait quand même du bien.

Bon ben avec tout ça, nous n’avons rien mangé aujourd’hui. Comme nous n’avons toujours pas goûté aux écrevisses, nous décidons d’aller au, paraît-il, meilleur restaurant d’écrevisses du littoral, le « Colombo » à Saint François. Par contre, c’est à l’opposé total de là où nous nous trouvons. Nous arriverons quand même un peu avant l’ouverture. Alors pour passer un peu de temps, nous passons voir la Maison de la Kassaverie. Je pensais que c’était un bonbon. Mais c’est plutôt un gâteau, une petite galette de je ne sais quoi en fait. Bon soyons honnêtes, le site est naze, l’accueil exécrable et ce n’est pas très bon. Nous en avons pris à la noix de coco. Heureusement, ça sauve le goût, car normalement c’est juste de la farine 😐.


Allez, nous reprenons la route. Nous arrivons à l’heure au restaurant. C’est un cadre très sympa avec une chouette décoration. Nous prenons une langouste pour deux car c’est quand même 72€ les 800g. Et effectivement elle est incroyablement bonne. Elle est grillée au feu de bois. La particularité de ce restaurant serait qu’ils brûlent des branches de je ne sais quoi qui poussent ici. Effectivement ça leur donne un petit goût fumé délicieux. Je termine avec une petite glace coco et ce fut parfait.




Il faut encore rouler pour rentrer à la maison. Après tout ça, vous comprenez pourquoi je n’ai pas posté cet article le soir même. J’étais épuisé et n’ai pas tardé à m’endormir.