Jour 3 – l’autre île

Aujourd’hui première « grande » expédition, nous nous rendons sur l’île de Basse-Terre. La forme de papillon connue de la Guadeloupe est en fait deux grandes îles qui se touchent presque. Grande-Terre où nous nous trouvons et Basse-Terre. D’autres îles, plus petites, complètent l’archipel. Mais ça, nous en reparlerons. Pour l’instant, c’est parti pour 1h30 de route direction Basse-Terre la ville. Mais nous allons tomber sur un os. Nous passons juste devant une distillerie, celle de Longueteau. Un panneau donnant la direction m’oblige à tourner à droite. C’est impossible d’y résister 😄. Stephan a déjà vu des rhumeries, mais pas moi. Alors c’est parti pour la visite. En plus, même sans réservation, nous parvenons à nous faufiler dans le prochain départ. Pour 12 € par personne, un guide nous fait le tour de la propriété de la famille Longueteau où est cultivée la canne à sucre et produit le rhum agricole.

Résumé rapide, on sélectionne la canne que l’on veut suivant sa qualité. Ici la canne bleu pour son caractère et son arôme citronné, et la canne rouge pour son côté fruité bien plus savoureux. Une fois par an, on la récolte et la passe sous presse deux fois pour en tirer tous le jus. On garde la levure naturelle de la canne. On laisse fermenter le jus. Ensuite on le passe en distillation. Le résidu sec de la canne en sortie de presse alimente la machinerie locomotive de cette même presse. La vapeur est récupérée et réinjectée dans la colonne de distillation pour récupérer toute la saveur de la canne. Ensuite on fait vieillir en fut de chêne. De vin de France ou de Bourbon des États-Unis. Et paf, ça fait des Chocapic.

Bien-sûr, la visite se termine par une dégustation. Mais pouf, je n’en pouvais plus. Il nous a fait goûter tout le bar. À chaque fois ce n’est bien-sûr qu’une gorgée, mais quand même. D’abord le rhum blanc pur. De la canne bleue puis de la rouge. Beaucoup trop fort évidemment, presque imbuvable à mon goût. « Gardez le en bouche pour ne pas vous brûler l’œsophage ». Oui ok mais du coup c’est ma langue qui se brûle. Ensuite rhum ambré. Un peu plus sympa mais nous n’y sommes pas encore. Le rhum vieux, 3 ans de vieillissement en fut. Là c’est bon. Et nous terminons par les punchs. Mélange de rhum et de jus de fruit. Citron, maracuja, banane et coco y passent. Là c’est un pur délice.

Nous avons finalement passé deux heures à la distillerie. Il nous faut nous dépêcher pour nous rendre à Basse-Terre pour manger. Oui ces dix verres de rhum n’étaient qu’un apéritif. Nous mangeons dans un petit restaurant de centre ville très sympathique. Mais la cuisine est plutôt banale. C’est bon mais rien d’exceptionnel.

C’est parti pour la visite de la ville plutôt sympathique.

Et nous terminons par le fort Delgrès. Malheureusement il est déjà 16h et le site ferme à 16h30. La dame de l’accueil nous presse de ne faire que le minimum. En 30 minutes nous aurions pu faire bien plus. Nous négocions tout de même de faire une petite boucle.

Nous avions à l’origine prévu de faire une plage après tout ça. Mais il est déjà tard. Alors nous décidons de rentrer. Sur le chemin nous passons par l’allée Dumanoir. Rien de fou, mais ce n’est pas tous les jours que nous voyons une allée de palmiers.

Une fois à la maison, nous voulions aller manger de la langouste. Mais nous découvrons que le restaurant réputé pour ça n’est ouvert que les midis. Suite à cette grosse déception, nous décidons de nous réconforter avec l’un des meilleurs restaurants de la ville. Effectivement, nous allons nous en tirer pour 100€ par personne. Mais hey, nos salaires sont là pour être dépensés. Et qu’est ce que c’était bon ! En entrée, Foie Gras au rhum pour Stephan et raviole de Ouassous pour moi. C’était vraiment trop bon. En plat nous avons tous les deux pris le mi-cuit de thon. Et là par contre j’avoue avoir été un peu déçu. C’était bon, mais nous étions très loin du niveau établi par les entrées.

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