Aujourd’hui première « grande » expédition, nous nous rendons sur l’île de Basse-Terre. La forme de papillon connue de la Guadeloupe est en fait deux grandes îles qui se touchent presque. Grande-Terre où nous nous trouvons et Basse-Terre. D’autres îles, plus petites, complètent l’archipel. Mais ça, nous en reparlerons. Pour l’instant, c’est parti pour 1h30 de route direction Basse-Terre la ville. Mais nous allons tomber sur un os. Nous passons juste devant une distillerie, celle de Longueteau. Un panneau donnant la direction m’oblige à tourner à droite. C’est impossible d’y résister 😄. Stephan a déjà vu des rhumeries, mais pas moi. Alors c’est parti pour la visite. En plus, même sans réservation, nous parvenons à nous faufiler dans le prochain départ. Pour 12 € par personne, un guide nous fait le tour de la propriété de la famille Longueteau où est cultivée la canne à sucre et produit le rhum agricole.
Résumé rapide, on sélectionne la canne que l’on veut suivant sa qualité. Ici la canne bleu pour son caractère et son arôme citronné, et la canne rouge pour son côté fruité bien plus savoureux. Une fois par an, on la récolte et la passe sous presse deux fois pour en tirer tous le jus. On garde la levure naturelle de la canne. On laisse fermenter le jus. Ensuite on le passe en distillation. Le résidu sec de la canne en sortie de presse alimente la machinerie locomotive de cette même presse. La vapeur est récupérée et réinjectée dans la colonne de distillation pour récupérer toute la saveur de la canne. Ensuite on fait vieillir en fut de chêne. De vin de France ou de Bourbon des États-Unis. Et paf, ça fait des Chocapic.
Bien-sûr, la visite se termine par une dégustation. Mais pouf, je n’en pouvais plus. Il nous a fait goûter tout le bar. À chaque fois ce n’est bien-sûr qu’une gorgée, mais quand même. D’abord le rhum blanc pur. De la canne bleue puis de la rouge. Beaucoup trop fort évidemment, presque imbuvable à mon goût. « Gardez le en bouche pour ne pas vous brûler l’œsophage ». Oui ok mais du coup c’est ma langue qui se brûle. Ensuite rhum ambré. Un peu plus sympa mais nous n’y sommes pas encore. Le rhum vieux, 3 ans de vieillissement en fut. Là c’est bon. Et nous terminons par les punchs. Mélange de rhum et de jus de fruit. Citron, maracuja, banane et coco y passent. Là c’est un pur délice.


