Jour 11 – D’île en île

Aujourd’hui nous quittons Penang pour nous rendre sur une autre île, Langkawi. Située à la frontière avec la Thaïlande, il s’agit d’une île balnéaire que nous avons choisie pour terminer le voyage en détente. Il n’y a là par contre pas de pont pour s’y rendre. Nous irons donc en avion. Nous reprenons une dernière fois la voiture pour venir la déposer à l’aéroport. Sur place, nous avons beau faire le tour, nous ne trouvons aucun panneau pour signaler le parking des loueurs. Je gare la voiture juste devant le temps qu’on aille se renseigner à l’intérieur. De toute façon c’est un petit aéroport. Il n’y a pas de barrière pour facturer le stationnement à la minute. Nous demandons donc comment s’y prendre à la petite guérite de l’agence. « Elle est devant ? Ah ben c’est bon alors, donnez moi les clefs ». Euh oui, doucement, nous avons encore nos bagages dedans. Elle nous accompagne donc jusqu’à la voiture. Nous prenons nos bagages et lui rendons les clefs et la carte d’autoroute. Et c’est tout bon, pas plus de chichi.

Une fois les contrôles passés et que nous sommes installés dans la salle d’attente. Nous distinguons une épaisse fumée noire. Ce n’est jamais bon signe sur un aéroport. Mais heureusement rien de grave, c’est un entrepôt à l’extérieur qui est en feu. Ils ont quand même envoyé le camion de l’aéroport mais il est tout penaud derrière les grillages. L’incendie sera cependant vite maîtrisé et cela n’aura pas d’incidence sur le planning des avions. Nous décollons donc en direction du nord.

Difficile de rater l’impressionnant pont que nous avons emprunté en venant.

Nous avons longuement hésité à la réservation entre un hôtel de standing mais un peu « bloc de béton » et un hôtel plus modeste et plus proche de la nature. Finalement nous irons dans ce dernier, le Frangipani Langkawi Resort, où nous logerons dans des petits bâtiments. Ce n’est pas non plus des bungalows, il y a 4 chambres par construction, mais, comme nous sommes au rez-de-chaussée, c’est tout comme. Notre chambre est par contre juste à l’entrée et donc bien trop loin de la mer pour la voir.

Il y a deux piscines, une classique et une à l’eau de mer, et tout cela en bord de mer avec une plage de sable fin. Ils ont même installé des filets anti-méduse pour délimiter un point de baignade. Je ne sais pas ce qu’il y a comme méduse ici mais ça à l’air d’être une vraie problématique. Tout le long de la plage, l’hôtel a également installé des petits casiers avec un kit de premier secours en cas de piqûre. Le message est passé, je resterais dans la zone délimitée. Il y a quand même de quoi faire. Et en parlant de faire, après toutes les aventures du voyage, il est l’heure de ne rien faire. Nous prenons une journée pour nous détendre et profiter du temps radieux. C’est fini les averses de 17h. Nous sommes au soleil.

Ah, le ventre n’est pas d’accord lui. Il réclame un petit encas. Très bien, nous ne comptions pas non plus passer des heures à lézarder. Nous nous rendons donc au centre-ville animé le long de la plage Pantai Cenang. Nous sommes à 1,5 km de ce lieu. Ce qui n’est pas plus mal. Nous sommes donc au calme avec une plage presque pour nous et on a une petite marche quotidienne garantie pour se dégourdir les jambes. Sur place, l’ambiance est en effet bien différente. La plage est animée et il y a de nombreux bars et restaurants. Nous trouvons également un mini centre commercial. C’est parfait, nous allons pouvoir tester une chaîne de fast-food locale, The Chicken Rice Shop. C’est un peu comme si McDonald’s s’appelait Le Burger Frite Magasin. Nous n’en trouvons qu’en Malaisie, mais c’est de la cuisine Hainanaise. Vous vous souvenez ? La région de Chine qui est en fait une grande île. Bon après, du riz et du poulet, c’est un peu le plat de toute l’Asie du sud-est.

Nous retournons maintenant sur la plage pour profiter du coucher de soleil. Et nous allons finalement nous installer dans le bar-restaurant The Cliff qui, comme son nom l’indique, dispose d’une terrasse sur un rocher qui domine la plage. Et nous sommes bien ici. Alors nous allons faire couler la Tiger Beer à flot tout en profitant du spectacle magnifique que nous offre notre étoile. Une fois la nuit tombée. Des lumières dans la mer créent une atmosphère toute particulière. Nous nous sommes un peu posé la question de la présence de ces illuminations. Est-ce pour l’aéroport ? Impossible, elles sont perpendiculaires à l’axe de la piste. Et l’affichage est codifié et proche de la piste. A moins de vouloir faire amerrir les avions, on ne les dispose pas sur des kilomètres. Est-ce pour des bateaux alors ? Non c’est pareil, il y a un code maritime. Et le vert veut dire tribord. Il ne peut pas se répéter en ligne. Ou alors il faut une autre ligne rouge. Finalement, nous en arrivons à la conclusion que c’est juste là pour faire joli. Et c’est vrai que ça a son charme.

Laisser un commentaire