Ça y est. Cette fois-ci nous y sommes, c’est le jour du départ. Nous nous rendons à la réception de l’hôtel pour le check-out. Le réceptionniste nous demande en rigolant s’il doit prolonger notre séjour. Mais non, cette fois nous avons bien une voiture qui nous attend. Enfin en tout cas, nous l’espérons.
Une fois arrivé à l’agence Hertz Kuala Lumpur Downtown, c’est bon, la voiture est bien prête. Nous pouvons remplir les papiers.
Il est nécessaire d’avoir un permis de conduire international pour conduire en Malaisie. La demande se fait sur le site de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés, ANTS. Mais attention, il faut s’y prendre bien à l’avance (au moins 3 mois).
J’en profite également pour leur demander comment se procurer la carte pour les autoroutes. Car ici le paiement se fait exclusivement via une sorte de carte à crédit. Un peu comme la carte du métro Suica au Japon. Au début, elle m’explique qu’il faudra l’acheter dans une station service. Je commençais à voir venir la galère. Mais son collègue a trouvé une de ces cartes « Touch’n Go » qui appartient à l’agence de Penang où nous allons. Il nous la confie donc pour qu’on l’y ramène. Elle a quelques euros de crédit dessus ce qui nous permettra de rentrer sur l’autoroute. De ce que je comprends, cette carte est devenue rare car aujourd’hui c’est dématérialisé sur l’application mobile. Et il faut alors un numéro de téléphone local pour créer un compte. Raison de plus pour acheter une SIM sur place. Mais bon, c’est encore plus simple quand l’agence fournit la carte :).
Nous voici maintenant en possession de notre superbe Proton Persona 3e génération. Nous roulons donc local 😊. Il nous en coûtera 190€ pour 72h. Soit environ 50 € par jour plus la taxe de 50€ pour le dépôt dans une autre agence ce qui est le prix ma foi plutôt normal pour une location.
Direction maintenant la jungle, mais en parlant de jungle il faut déjà quitter Kuala Lumpur. Mais c’est finalement plutôt simple. Il y a beaucoup de grands axes donc nous sortons rapidement. Et personnellement, cela ne me dérange pas du tout de conduire à gauche. Surtout avec le volant à droite (c’est un peu plus déstabilisant avec sa propre voiture en Angleterre). Le cerveau fait tout de suite le rapport, volant à droite donc conduite à gauche. En plus, par chance, ici le clignotant est quand même sur le commodo de gauche. Parce qu’au Japon, j’avais un peu tendance à lancer les essuie-glaces dans tous les virages 😄. Pour le vitesses, évidemment c’est une automatique. Il me semble bien trop risqué de gérer un levier à l’envers. De toute façon, ils ont l’air de n’avoir que des automatiques ici.

Une fois sortie de la ville, nous prenons l’autoroute vers l’est. La limitation est de 110 km/h sur autoroute, 90 en dehors et 60 en ville. Tout au long de notre périple, nous avons croisé beaucoup de boîtier qui s’apparente beaucoup à des radars automatiques. Et parfois des panneaux bien explicites. Mais pourtant les gens ne semblaient pas vouloir ralentir devant eux (ils roulent souvent à plus de 110). Était-ce des coques vident ? Une autre fonction ? Nous ne le saurons pas mais nous n’avons pour autant jamais pris le risque d’essayer.
Mais avant de prendre de la vitesse, nous nous arrêtons sur la première grosse aire d’autoroute afin de créditer notre carte Touch’n Go. Nous mettons moins d’une dizaine d’euros dessus ce qui suffira largement pour les 800 km que nous allons faire (pas que d’autoroute).
Il y a quand même pas mal d’aires de repos avec des services. Globalement leurs autoroutes sont plutôt bien.

La route se consomme donc très bien et nous arrivons rapidement à Jerantut. Comme je l’ai expliqué hier, nous n’aurons malheureusement pas le temps de prendre la pirogue, il nous faut donc continuer en voiture. J’appréhendais un peu cette route. Me disant que si les touristes s’arrêtent habituellement ici, c’est qu’il est compliqué de poursuivre. Mais finalement pas tout, la route est toute neuve. Par contre pas très passionnante car nous traversons les cultures de palmier pour l’huile de palme. Déjà depuis l’avion en arrivant, nous ne pouvions pas le rater, c’est la culture principale ici. Heureusement qu’il y a des parcs comme celui que nous nous apprêtons à visiter pour préserver la biodiversité.
