Nous voici donc arrivés à Malacca. Comme pour le départ, l’arrivée se fait bien entendu au terminal de bus. Nous n’avons strictement rien de prévu si ce n’est déambuler dans les rues de la ville. Nous ne sommes pas à côté du centre, mais la rivière de Malacca semble pas très loin. Autant donc commencer tout de suite à pied. Ce n’était finalement pas une bonne idée. Nous nous trouvons dans une zone commerciale de périphérie. Exactement comme en France, nous marchons donc de grand parking à grand parking. Nous arrivons ensuite dans un quartier qui semble totalement à l’abandon. Il y avait même un monorail, mais aujourd’hui ce n’est plus que le tableau d’un film dystopique. Alors que nous arrivons à l’extrémité du quartier, une grande roue rouillée nous laisse même l’impression de visiter Pripyat. Nous arrivons enfin au niveau de la rivière, mais toujours pas dans un plus beau décor. Il faudra marcher encore un peu avant d’enfin découvrir le centre coloré de Malacca. Cette marche aura donc été une perte de temps sur cette journée pourtant courte. Mais bon, au moins nous avons vu l’envers du décors. Maintenant que la vue est jolie et alors que nous n’avons toujours pas vraiment de but. Prenons le temps de nous rafraîchir au bord de ce cours d’eau tranquille, bien que sillonné par les allers et retours des bateaux touristiques.




Finalement nous sommes bien sur cette toute petite terrasse à l’ombre au bord de l’eau. Mais il est temps d’emboiter le pas et de poursuivre la visite. Comme nous pouvons déjà le voir, nous sommes à la lisière du quartier Hollandais avec ses briques rouges. Mais se trouvant sur la rive opposée, c’est d’abord sur le quartier chinois que nous tombons.

Je vous ai dit que c’était l’année du lapin ? 🙂



Protégeant l’entrée de la ville par la rivière, avant de revenir sur le quartier Hollandais, ce sont les vestiges du fort Portugais que nous voyons en premier. Car oui, la ville sera d’abord conquise par les Ibériens en 1511. Puis elle tombera sous le joug des Pays-Bas en 1641. Et ce jusqu’en 1824, non pas pour trouver le salut mais pour maintenant devenir une colonie Britannique avant l’indépendance en … ?
1957, bravo à ceux qui suivent 🙂
Nous sommes maintenant au cœur du quartier touristique. Il est possible alors de louer les services de pousse-pousse mais pas n’importe lesquels. Il vous faudra choisir votre héros 🙂






Il reste une dernière chose à voir ici. La mosquée Selat a la particularité d’être construite sur la mer. Nous continuons sur notre lancée et suivons donc le courant à pied pour espérer tomber sur la côte. Il n’en sera rien, la côte est inaccessible. Ce ne sera pas la première fois que nous ferons ce constat en Malaisie. A croire qu’ils n’aiment pas la mer. Nous allons donc devoir faire un grand détour avant d’enfin pouvoir approcher et traverser le pont menant à la petite île où se trouve la Mosquée. Nous hâtons le pas car nous sommes en fin d’après-midi et nous avons un bus retour qui nous attend. C’est aussi l’heure de la pluie. Cette fois-ci nous ne pouvons pas l’esquiver. J’ai bien un k-way dans le sac, mais avec cette chaleur il n’est pas agréable de se couvrir de plastique. Alors je préfère encore le rafraîchissement d’une bonne douche naturelle me servant quand même de l’imperméable pour protéger un peu le sac et les vêtements. L’île est elle aussi complètement à l’abandon. Nous traversons une ville fantôme. De grands panneaux dépeignent un futur radieux et luxueux. Sur la photo on se croirait à Dubaï. Mais pour l’instant, et j’imagine que la pandémie y est pour beaucoup, le futur a déjà pris la poussière. Nous arrivons enfin au bout de l’île. Nous aurions mieux fait de prendre le pousse-pousse Captain America. Nous avons peur d’être en retard. D’autant qu’il nous faut encore imprimer le billet de bus. Alors nous commandons tout de suite le Grab retour. Nous imaginons que lui aussi mettra du temps à venir aux confins de la ville. Mais il n’en est rien. Il était déjà là. Nous n’avons donc que quelques minutes pour prendre des photos et repartir. Passé 17h l’accès à l’intérieur est de toute façon fermé. Nous n’avons pas besoin de plus de temps.



Nous arrivons donc finalement avec de l’avance au terminal. Ce qui nous laissera un peu de temps pour manger sur le pouce. Et pour cela rien de mieux qu’un Subway. Et oui, nous n’avons pas mangé de la journée alors un sandwich est la bienvenue. Ce n’est toujours pas vraiment local oui c’est vrai. Mais j’ai quand même là aussi choisi une garniture bien d’ici. Et le côté épicé était bien là pour me le rappeler :).
